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Contact postal : Jean-Luc PETIT - BP 17 - 46 800 MONTCUQ Contact MAIL romancier écrivain nouveau roman rentrée littéraire Stéphane T jeune romancier dont les livres ont des choses à dire « Si la vie était suffisante, il n’y aurait pas de littérature » aurait écrit Pessoa (traduction). Je suis, encore, plutôt du côté de Marcel Proust : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature. » Si j’étais resté à Groupama, le banquier m’accueillerait avec un large sourire et sans problème m’accorderait un prêt longue durée pour l’acquisition d’une maison équivalente à celle achetée dans le Quercy en 1995 avec mes indemnités de licenciement et un petit prêt quasi remboursé par les allocations logement sur cinq ans. Les prix de l’immobilier ont flambé depuis 1995, ici même plus qu’ailleurs. Mais naturellement, un cadre de Groupama ne pourrait vivre ici (trop éloigné de son lieu d’inutilité), et les riches étrangers apprécient de plus en plus les vieilles pierres... comme résidence secondaire. Trouver le moyen d’en vivre ! - C’est une équation insoluble. Ne perds pas ton temps avec ça. Ne perds pas ton temps à chercher un autre chemin : c’est déjà suffisamment difficile d’être accepté sur les nobles sentiers où nos illustres aînés se sont illustrés... Convictions d’un voisin de salon du livre, autoproclamé poète. Mai 2006 : emprunt à la bibliothèque de Montcuq du mensuel LIRE septembre 2005 avec en couverture Michel Houellebecq et une interview de François Weyergans pour la sortie de son roman « trois jours chez ma mère »... depuis récompensé du prix Goncourt où il a devancé au dernier tour « la possibilité d’une île. » François Weyergans y explique sa manière d’écrire, de réécrire de nombreux paragraphes. François Busnel ou Baptiste Liger : - Quand décidez-vous d’arrêter ce processus de réécriture et de publier ? - Parfois des problèmes d’argent surgissent... Récemment, j’ai vu plus souvent des huissiers que des éditeurs. Je vis grâce à des à-valoir. De temps en temps, il faut donner un livre. Michel Houellebecq, en gérant adroitement ses contrats et sorties, s’est mis à l’abri des soucis financiers (s’il vit paisiblement). Les jurés du Goncourt ont sûrement été sensibles aux supplications de l’écrivain en difficultés. Un jour, peut-être, je retournerai dans un salon du livre. Mais ces impressions auront été publiées. Et j’observerai de nouveau. On me demandera de raconter ? Voies sans issue créative dans un pays quadrillé. Depuis que les artistes ont profité de la démocratie pour amplifier leur champ de créativité, les politiques pensent indispensable de le restreindre. Ils savent qu’un paragraphe peut briser leur petite carrière. Les politiques les plus « en danger » sont naturellement les plus incompétents. Conseils régionaux, conseils généraux, sénat, palais Bourbon, mairies. Mais la solidarité de fonctions fonctionne ! Démocratie oblige, il faut prendre les créateurs par leur talon d’Achille, la « nécessité de bouffer », les honneurs, les passe-droits. Impératif de les tenir par la barbichette. Ainsi, les seuls suffisamment costauds pour ne pas lécher mains et bottes, s’occuperont des ministres et du président. Parfois (il s’est vu des ministres pour amadouer même les plumes acerbes). Le créateur en quête de subventions est un créateur perdu. Perdu pour la création. Les subventionneurs ont concocté des dossiers auxquels la réponse est indispensable, dossiers à l’exigence de passé et présent conformes, d’avenir dans les rails. Les réponses sont rarement suffisantes : le dossier devra bénéficier du soutien d’au moins un pantin estampillé de référence. La notion de créateur subventionné est un abus de langage. Les subventionnés et les subventionneurs ont les moyens d’influer sur le langage. Les créateurs suffisamment rétribués par leurs créations ont d’autres impasses à éviter. Ils les évitent rarement. Naturellement, une certaine prudence les incite à ne pas se fâcher avec les subventionneurs : le vent peut tourner et « les bien placés » peuvent toujours servir ! Naturellement, ne pas être notabilisé n’est pas un gage de qualité. L’exclu du microcosme artistique n’aspire le plus souvent qu’à une chose : en être ! Ainsi la majorité de nos politiques et sommités sont protégés de leurs éventuelles saillies (s’ils en sont capables, elles sont conservées pour les proches). |